Ramonage de poêle à bois : à quelle fréquence et comment faire ?

Ramonage de poêle à bois : à quelle fréquence et comment faire ?

Table des matières

  1. Une fois par an au minimum, deux dans la plupart des cas
  2. Qui s'occupe du ramonage, le locataire ou le propriétaire ?
  3. Comment se déroule un ramonage, du rendez-vous au certificat
  4. Le certificat, la seule preuve qui compte pour l'assurance
  5.  
  6. Le bois sec limite la formation de bistre entre deux ramonages
  7. Poêle à bûches ou poêle à granulés : pas le même entretien
Conseils Bois 6min

Le ramonage d’un poêle à bois doit être réalisé au moins une fois par an. Si vous l'utilisez régulièrement en hiver, la plupart des départements en imposent même deux, dont une intervention pendant la période de chauffe. Cette fréquence est fixée par un décret national depuis 2023, même si les règles locales peuvent parfois être plus strictes. N'oubliez pas : seul un professionnel qualifié peut effectuer cette opération et vous remettre le certificat nécessaire pour votre assurance en cas de sinistre.
 

Une fois par an au minimum, deux dans la plupart des cas

Depuis le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, la règle est claire : un ramonage annuel est le minimum obligatoire pour un appareil individuel. Cependant, si vous chauffez régulièrement votre intérieur avec un poêle à bois durant l'hiver, la majorité des départements préconisent deux ramonages par an, dont une en pleine période de chauffe. L'idée est de faire un premier entretien au printemps ou en été, et un second à l'approche ou au cœur de l'hiver. Pour être sûr des règles qui s'appliquent chez vous, contactez votre mairie ou la préfecture.

 

Qui s'occupe du ramonage, le locataire ou le propriétaire ?

La personne qui utilise le poêle au quotidien organise le ramonage. 

 

  • Si vous êtes propriétaire occupant, la charge vous revient entièrement. 
  • Si le logement est loué, c'est au locataire de prendre rendez-vous et de régler la facture. Il doit aussi conserver l'attestation. 
  • Le propriétaire bailleur reste responsable de l'état du conduit lui-même : étanchéité, tubage, réparations structurelles. 
  • En copropriété, le syndic organise le ramonage des conduits collectifs. Chaque logement reçoit ensuite son propre certificat.

 

Comment se déroule un ramonage, du rendez-vous au certificat

Le ramoneur intervient le plus souvent par le bas, directement depuis le poêle, sans monter sur le toit. Il insère un hérisson, une brosse métallique ou en nylon, dans le conduit. Le mouvement de va-et-vient décolle la suie et le bistre sur toute la longueur. Il vérifie aussi la souche en toiture et le tirage de l'installation. 

 

Une intervention standard dure entre trente minutes et une heure. Le tarif se situe généralement entre 50 et 100 €, un peu plus si l'accès est difficile ou le conduit très encrassé. À la fin du passage, le professionnel remet un certificat. Il y mentionne la date, son identité, le type d'installation et l'état constaté du conduit.

 

Le certificat, la seule preuve qui compte pour l'assurance

Ce certificat est une protection. En cas de sinistre, comme un feu de cheminée, c'est la preuve que votre assureur exigera pour vous indemniser. Sans ce document, vous risquez non seulement une amende pouvant atteindre 450 €, mais aussi un refus de prise en charge. Au-delà de l'aspect financier, c'est surtout une question de sécurité pour votre foyer. Un conduit bien entretenu prévient les risques d'intoxication au monoxyde de carbone, un gaz invisible responsable de milliers d'accidents chaque année en France. 

 

 

Le bois sec limite la formation de bistre entre deux ramonages

Un poêle ne s'encrasse pas de la même façon selon la qualité du bois de chauffage utilisé Le bistre se forme quand la fumée se condense sur les parois froides du conduit. Cette fumée est chargée de suie et de vapeur d'eau. Plus le bois est humide, plus elle est épaisse, et plus le dépôt se forme vite. 

 

Combustibles Gruchy sélectionne exclusivement des feuillus durs séchés sous 20 % d'humidité. Moins de fumée à la combustion, c'est moins de bistre à décoller au ramonage suivant. Entre deux passages du professionnel, un test au papier devant l'arrivée d'air permet de vérifier que le tirage reste bon.
 

Poêle à bûches ou poêle à granulés : pas le même entretien

Si le poêle à granulés est réputé pour sa propreté, ne produisant quasiment pas de bistre mais seulement quelques cendres fines, le ramonage n’en reste pas moins indispensable. À l’inverse, un poêle à bûches a tendance à s’encrasser plus rapidement, surtout si le bois utilisé manque de séchage. Vous hésitez encore entre ces deux solutions, ou vous souhaitez entretenir votre installation actuelle ? Lisez notre article sur le nettoyage d’un poêle à granulés pour connaître les bons gestes.
 

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